L'AI Act impose une obligation de formation IA aux entreprises : ce que ça change concrètement
Depuis le 2 février 2025, le règlement européen sur l’intelligence artificielle (AI Act, règlement 2024/1689) impose à toute entreprise qui utilise un système d’IA de garantir un niveau suffisant de maîtrise à ses équipes. C’est l’article 4 du texte, et depuis le 2 août 2026, les sanctions liées à cette obligation sont pleinement applicables. En France, c’est la CNIL qui fait référence sur ce texte.
Ce que dit vraiment l’article 4
Le texte ne demande pas un diplôme ou une certification. Il demande que les personnes qui utilisent l’IA dans le cadre de leur travail comprennent ce qu’elles font : ce que l’outil peut faire, ce qu’il ne peut pas faire, où sont ses limites et ses risques. Concrètement, si un salarié utilise Claude, ChatGPT, Gemini, Copilot ou Mistral au quotidien, l’entreprise doit pouvoir montrer qu’elle a mis en place un minimum de formation ou de sensibilisation sur ces usages.
Pourquoi la plupart des PME ne sont pas prêtes
Dans la majorité des entreprises qu’on rencontre, l’outil IA est arrivé par un collaborateur motivé, ou par une licence Microsoft 365 qui inclut Copilot par défaut. Personne n’a pris le temps de définir un cadre d’usage, encore moins de former les équipes. On est loin de l’esprit du texte, même sans mauvaise volonté.
Ce qu’il faut mettre en place
Pas besoin d’un audit long ni d’un rapport théorique. L’essentiel tient en une session de littératie IA pour tous les collaborateurs qui utilisent ces outils : comprendre les usages, les limites, les risques, adaptée au métier et au secteur de l’entreprise. C’est exactement l’objet de notre programme Adoption de l’IA.
La bonne nouvelle
Cette obligation, qui ressemble à une contrainte de plus, est aussi l’occasion de vraiment se pencher sur l’usage de l’IA dans l’entreprise. La plupart des équipes n’exploitent qu’une fraction du potentiel de leur outil. Se mettre en conformité et progresser sur l’usage réel, c’est souvent la même démarche.